Séjour aux Baléares : du 24 mai au 2 juin 2013

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Alcudia
Alcudia

Cette année le Pignon Libre Védasien va découvrir les routes et les paysages des Baléares, plus précisément de Majorque, la plus grande des îles de l'archipel.

21 membres du PLV vont participer à ce séjour qui va comporter deux parties : tout d'abord 4 nuits au sud-ouest de l'île, aves des parcours qui rayonneront autour de Peguera, puis une grosse journée de vélo pour rejoindre Alcudia au nord-est de l'île où le groupe restera 3 jours.

 

Quelques informations générales sur Majorque glanées sur Wikipédia :

 

Majorque (Mallorca en castillan et catalan) est la plus grande des îles Baléares. Elle se situe en mer Méditerranée, au large de Valence.

L'île compte environ 814 275 habitants. Sa capitale est Palma – les Majorquins l'appellent Ciutat. Elle comprend 6 régions principales : Serra de Tramuntana (montagnes, au nord), Ponent (au sud-ouest), Raiguer (terres agricoles et viticoles au pied de la montagne), Pla (au centre), Migjorn (sud-est), Llevant (à l'est) et la ville de Palma.

Elle fut habitée dès la période préhistorique (sites de Ses Païsses, près de la ville d'Artà), puis par les Romains (ruines d'Alcúdia, ex-Pollentia romaine), remplacés par les Maures almoravides, puis les Almohades (de 902 à 1229), suivis des Catalans. L'île fut le centre d'un royaume indépendant qui exista de 1276 à 1344, le royaume de Majorque. Le catalan est la langue officielle avec le castillan.

Environ 70 % de son produit intérieur brut provient du tourisme, développé à partir des années 1960. Pour les Allemands et Britanniques, Majorque est l'un des principaux lieux de villégiature européens, attirant nombre d'étrangers. 7 % des résidents permanents de l'île sont des Allemands1, ce qui a valu à l'île le surnom ironique de « dix-septième Land ». L'activité agricole traditionnelle est centrée sur les productions végétales : vin (Binissalem), amandes, olives, légumes.

Sommet du Puig Major

Majorque, c'est aussi un massif montagneux : la Sierra de Tramontana

 

Le point culminant du massif est le Puig Major, avec 1 445 mètres d'altitude ; il est le plus haut sommet de Majorque ainsi que des îles Baléares. Il est suivi par le Puig de Massanella (1 348 m). Dans la partie supérieure du massif montagneux on compte de nombreuses espèces endémiques qui contrastent avec la végétation méditerranéenne typique qui se trouve dans d'autres parties de l'île.

Ce massif possède d'abondantes zones karstiques avec des grottes, des gouffres s'enfonçant sous le niveau de la mer (l'un des plus célèbres est le Cova de sa Bell profond de -305 m). On y a découvert un des plus profonds en Europe, dans le voisinage de Puig Tomir (1 102 m), ainsi que de profonds canyons, le plus connu et reconnu dans le monde entier pour sa difficulté élevée est sa Fosca, qui débute au niveau du réservoir Gorg Blau vers le Torrent de Lluc, avec des parois verticales montant jusqu'à 700 m.

Grâce à la tramontane, déchargée de son humidité par les dépressions venues de l'océan Atlantique, mais soufflant avec force à la surface des eaux chaudes du golfe du Lion pour repousser vers le nord-est l'humidité évaporée, les précipitations ne sont pas rares dans le massif qui est régulièrement enneigé en hiver (comme peut l'être aussi le massif montagneux de la Corse grâce au mistral venu de Provence), et alimente ainsi un réseau important de rivières permettant les cultures dans la zone de plaine de Majorque. Le climat y est donc nettement moins aride que dans les plaines continentales espagnoles et le Roussillon en France.

Majorque, une histoire multi - millénaire :

 

La présence humaine à Majorque remonte à la préhistoire. On a retrouvé des tombes et traces d'habitations datant du néolithique, soit 6000 à 4000 ans avant Jésus-Christ. L'île fut occupée par les Carthaginois avant d'être conquise en l'an 123 avant J.-C. par Quintus Caecilius Metellus – qui reçut le surnom de Balearicus – et de passer sous l'autorité de Rome. La période romaine fut favorable, et vit la fondation de Pollentia (Alcúdia) et Palmaria (Palma). L'économie reposait sur la culture de l'olivier, de la vigne et sur la production de sel.

Les Vandales mirent les îles Baléares à sac en 425 ou 426 et les annexèrent à leur royaume en 465. En 534, à l'occasion de l'effort de reconquête de l'Empire romain d'Occident par Justinien, le général Bélisaire regagna l'archipel pour le compte de Byzance. Pendant la période de domination byzantine, le christianisme y fut florissant et de nombreuses églises furent construites. Cependant, à partir de 707 commencèrent des raids maritimes menés par les musulmans à partir des côtes d'Afrique du Nord.

Ces attaques se poursuivirent jusqu'à ce que, finalement, en l'an 903, Majorque tombe sous la domination de l'émir Omeyyade d'Espagne. Selon les chroniques de l'époque, le château d'Alaró fut le dernier bastion tenu par les chrétiens. Sous la domination musulmane, Palma, devenue Madina Mayurqa, devint un centre culturel important. L'île connut une période de grande prospérité. Les musulmans développèrent l'agriculture irriguée et l'artisanat local. Lors de la décomposition du califat de Cordoue en 1015, Majorque releva tout d'abord du royaume de Denia avant de devenir, entre 1087 et 1114 un des nombreux royaumes dits Taifas.

En 1114, à la suite d'actes de piraterie menés à partir de Majorque contre les navires chrétiens en Méditerranée, une armée coalisée de Pisans, de Provençaux et de Catalans débarqua à Majorque, mit le siège devant Palma pendant huit mois, prit la ville et la saccagea. Mais, pendant l'absence de Raimond-Bérenger III de Barcelone, les Pisans s'enfuirent lorsque apparurent des secours envoyés par les Almoravides d'Afrique du Nord. Ceux-ci gouvernèrent jusqu'en 1203, puis furent remplacés par les Almohades jusqu'en 1229. En 1208, les Almohades nommèrent gouverneur un certain Abú Yahya, lequel se comporta de façon quasiment indépendante, reconnaissant toutefois une soumission de pure forme à l'émirat central almohade.

Les actes de piraterie avaient repris, ce qui détermina les cités commerçantes de Barcelone, Tarragone et Tortosa à solliciter l'aide du roi d'Aragon Jacques Ier. En décembre 1228, il fut décidé qu'elles mettraient à disposition les vaisseaux nécessaires à une expédition, les chevaliers aragonais (les plus nombreux) et catalans devant recevoir en paiement de leurs services le butin et les territoires à conquérir sur l'ennemi.

L'expédition, comprenant 15 000 hommes et 1500 chevaux partît de Salou, en Catalogne, débarqua à Santa Ponça et défit l'armée musulmane à la bataille de Portopí le 13 septembre 1229. En décembre, Palma fut prise et ses habitants passés au fil de l'épée. Le grand nombre de cadavres eut d'ailleurs pour conséquence de provoquer une épidémie qui décima l'armée des vainqueurs. En outre les disputes au sujet de la répartition du butin semèrent la zizanie dans les troupes des conquérants. Mais l'île fut soumise en quelques mois, seule une petite poche de résistance subsista jusqu'en 1232 dans la Serra de Tramuntana. La population musulmane s'était enfuie vers l'Afrique ou fut réduite en esclavage.

Dans son testament, Jacques Ier avait prévu de diviser ses domaines par la création du royaume de Majorque, vassal du royaume d'Aragon et comprenant les îles Baléares, le Roussillon, la Cerdagne, la seigneurie de Montpellier, la vicomté de Carladès et la baronie d'Omelas. À sa mort, son fils Jacques prit le nom de Jacques II de Majorque et assuma le pouvoir dans le cadre d'une charte dite Carta de les Franqueses.

L'existence de ce royaume fut de courte durée, car les souverains d’Aragon parvinrent à en reprendre possession en 1349 : la mort de Jacques III de Majorque à la bataille de Llucmajor contre son cousin Pierre IV d'Aragon, marque la fin du royaume. Cependant, et jusqu’à sa mort en 1404 sa fille Isabelle réfugiée en France au château de Gallargues, près de Montpellier, qui lui avait été cédé par le roi Charles VI, continua à revendiquer le titre de reine de Majorque. Majorque partagea ensuite le sort du royaume d’Aragon, intégré plus tard dans le royaume d’Espagne.

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